Hélène, fondatrice de Cervéa
Pendant vingt-deux ans, j’ai travaillé en laboratoire.
Mon métier consistait à développer et ajuster des formules. Et au fil des années, j’ai vu revenir la même question : comment réduire les coûts sans que cela se voie sur l’étiquette ?
Un extrait hautement concentré pouvait coûter des dizaines de fois plus cher qu’un ingrédient présent en quantité minimale.
Pour le consommateur, les deux noms apparaissaient pourtant exactement de la même manière sur le flacon.
Pendant vingt-deux ans, j’ai fait partie de ce système.
Puis un jour, je me suis retrouvée de l’autre côté du comptoir.
J’étais en pharmacie, un produit à la main, en train de lire sa composition.
Cette fois, je n’étais plus la personne qui formulait.
J’étais la cliente.
Je savais ce que signifiaient les ingrédients.
Je savais ce que signifiaient les quantités.
Et surtout, je savais ce qui n’était pas écrit en gros sur la boîte.
J’ai acheté le produit quand même.
Mais quelque chose avait changé.
L’année suivante, j’ai quitté le laboratoire.